Contrairement à ce qu'avaient sous-entendu les sympathiques Polonais déjà responsables de l’épisode précédent, Shadow Warrior 2 n'est pas vraiment un jeu à monde ouvert : les missions primaires et secondaires s'enchaînent de façon quasi linéaire et le joueur n'a que rarement le choix entre plus de deux ou trois niveaux différents. Sa liberté se résume à déterminer dans quel ordre il souhaite les traverser, ainsi qu’à la possibilité de refaire les niveaux déjà terminés pour gratter un peu plus d’expérience et de loot. Si le monde n’est pas vraiment ouvert, il n’est pas non plus très vaste. Comptez huit heures pour la quête principale, une vingtaine pour en retourner chaque pierre. Non, Shadow Warrior 2 n’est pas très ouvert et ne propose pas non plus énormément de contenu, même si ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu un FPS avec soixante-dix flingues authentiquement différents ou un bestiaire aussi fourni. Et, pourtant, rarement un jeu n'aura autant mérité le titre de bac à sable. Car son peu de contenu, Shadow Warrior 2 n’impose aucune structure, aucune hiérarchie. Il vous balance tout à la tronche en vrac, avec une nonchalance qui ferait passer un Just Cause ou un Elder Scrolls pour des modèles d'organisation, comme un parent abusif viderait une boîte de Lego sur la tronche de son gosse en lui hurlant « maintenant amuse-toi et fais pas chier »