Ok, Expeditions : Viking n'est pas forcément un simulateur d'habillage de nordique, même si j'aimerais beaucoup qu'après Barbie prend l'avion, on nous vende enfin Barbie sacrifie un bouc à Odin. Vous allez quand même passer trois plombes sur l'écran de création de perso, et ce grâce aux myriades de points qu'il faut immédiatement dépenser dans des attributs, des maîtrises d'arme, des compétences et des bonus passifs. N'ayez pas peur : le jeu ne vous demande de créer qu'un seul personnage, à la différence d'Expeditions : Conquistador, le premier opus de la série. Pour les retardataires, rappelons que ce dernier vous mettait à la tête d'une équipe d'Espagnols assoiffés de sang (ou pas) qui vadrouillait la campagne pour piller (ou pas) les gentils (ou pas) natifs d'Amérique du Sud. En plus d'un épatant volet de gestion où vous décidiez qui devait prendre les tours de garde la nuit et qui devait préparer la tambouille pour préserver le moral de l'escouade, le jeu proposait des combats très tactiques au tour par tour et des dilemmes moraux particulièrement corsés. Expeditions : Viking, lui, vous bombarde chef d'un village délabré au beau milieu de la Norvège féodale où, avec quelques compagnons recrutés un peu au pif, vous allez devoir jongler entre les intrigues politiques, les attaques des villages rivaux et les raids vers Britannia pour conserver votre trône.