Est-ce la faute du contexte économique ? Des mauvaises ventes de jeux indés causées par la surabondance de l'offre sur Steam et les boutiques mobiles ? Est-ce une réponse au climat politique, aussi bien local qu'international ? Une réaction à l'évolution de la société ? Toujours est-il que les jeux post-apocalyptiques où le monde a subi une invasion de zombies ne manquent pas. Prenez City Invaders, par exemple, qui se veut une sorte de XCOM en ligne autant pour mobile que PC. Ou encore Double Kick Heroes, où un gang de rockeurs se fait courser par des hordes de morts-vivants et les massacre grâce à son sens du rythme. Mais bon, même si la réalisation est originale, le post-apo’, c'est classique aujourd'hui. Contrairement, par exemple, à un jeu sur une personne qui se découvre atteinte d'un cancer. C'est le sujet de We all end up alone (« on finit tous seul », en voilà un titre plein de fête) où, entre deux rendez-vous médicaux, le protagoniste doit gérer ses médicaments, sa fatigue, sa relation avec ses proches et ses cauchemars de plus en plus délirants. Et encore, c'est presque petit bras par rapport à ce projet (pas encore annoncé, alors je le laisse anonyme) d'un autre développeur, qui compte parler des pulsions suicidaires de son héros.