Je commence dans un donjon nul entouré de rats, mais il n'a pas le caractère antique du Temple des Épreuves. J'arrive dans une ville déchirée par une guerre de gangs, mais ce n'est pas la Fosse. Je travaille comme trappeur dans un paisible village, mais il ne s'appelle pas Modoc. Ça se joue comme un Fallout 2, avec une création de perso au millimètre, des coups critiques qui arrachent les côtes et un univers réactif où la plupart des choix ont des conséquences – fournissez des armes à un gang de pillards avant de le trahir, et il vous combattra avec des pistolets au lieu de lances. Et pourtant, Fallout 1.5 : Resurrection n'est pas Fallout 2 : il s'agit d'une toute nouvelle campagne dans l'univers de Fallout, avec plusieurs villes immenses à visiter au Nouveau-Mexique. Il y a des salauds, mais aucun qu'on aurait déjà rencontré. Il y a des types patibulaires en super armure, mais pas de Confrérie de l'acier. Il y a des quêtes d'assassinat ou de cambriolage, mais aucune qu'on ait déjà terminée mille fois. Tout est différent… et en même temps, tout est pareil. Ça pourrait être dérangeant, façon uncanny valley du jeu vidéo. C'est au contraire libérateur.