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le 15 avril 2017

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Par La Rédaction | le 3 avril 2017

Canard PC 358 : Comme un phare dans l'ennui

News du CanardPC N°349

Le Baron bouge

Le Baron bouge Midgar Studios, qui avait récolté 161 000 dollars début 2015 pour développer le splendide JRPG Edge of Eternity, s'est fendu d'un long communiqué fin octobre pour annoncer que le jeu était repoussé à 2017. Au détour de ce texte, on apprenait aussi que le studio avait embauché BaronVonChateau, l'auteur de l'excellent mod Autumn Leaves pour Fallout : New Vegas. Comme quoi, le modding ça mène à tout, pour peu que vous ne planchiez pas sur un mod porno pour This War of Mine ou suprémaciste blanc pour Stellaris.

 


On savait déjà que les objets connectés étaient responsables de la gigantesque attaque DDoS qui avait paralysé Internet le mois dernier. On apprend aujourd’hui que des chercheurs en sécurité israéliens ont réussi à pirater… une ampoule. Oui oui. Une ampoule connectée de marque Philips, plus précisément, qui peut servir de porte d’entrée pour pénétrer dans un réseau Wi-Fi. Le futur s’annonce lumineux.

Le jour du mort-vivant

À l’occasion de la BlizzCon 2017, Blizzard a fait trois annonces au sujet de Diablo 3. La première au sujet d’un patch qui ajoutera gratuitement les seize niveaux de Diablo 1. Ces derniers bénéficieront d’un filtre « gros pixels » et la direction des personnages sera limitée aux huit directions cardinales pour faire plaisir aux nostalgiques. La deuxième annonce concerne un DLC prévu pour 2017, qui offrira un nouveau personnage, enfin à presque, puisqu’il s’agira du nécromancien de Diablo 2. Si le prix n’est pas encore annoncé, on sait que le réanimateur sera vendu avec deux slots de personnages supplémentaires, de la place en plus dans le coffre du joueur et quelques babioles cosmétiques. Que ceux qui refusent de claquer des sous se rassurent, ils ne repartiront pas bredouilles puisque Blizzard a également annoncé que deux nouvelles zones, « shrouded moors » et « temple of the first born », seront ajoutées gratuitement au cours de l’année prochaine. Voilà voilà, vous n’avez pas fini de défoncer les boutons de votre souris.

Hip-hip-hip Desura !

Hip-hip-hip Desura ! Tout le monde avait oublié Desura... Sauf eux. « Eux », c'est la boutique de jeux en ligne OnePlay, qui a racheté Desura et compte travailler dur pour « relancer votre plateforme de jeux indé préférée », ce qui témoigne d'une excellente aptitude à l'autodérision. D'ailleurs, quand Oneplay a piqué à Desura son logo ignoble et l'a repeint en vert pour orner son propre site internet, on a tous trouvé que c'était finalement une très bonne blague – même si on ne mettrait jamais sur notre front un détritus ramassé dans le caniveau, nous, question d'hygiène.

Déo et des bas

Déo et des bas Quand on a vu qu'il y avait une campagne sur Kickstarter pour financer un déodorant gamer, on a affûté la hache été ébloui par la créativité de nos contemporains. Hélas, à notre grand dam il ne s'agissait pas d'un déodorant au parabène enrichi en caféine mais d'un inoffensif antitranspirant blagueur baptisé Plus Five, garanti de donner à son porteur « +5 en Charisme ». Un simple emballage de déo au second degré, donc, et qui demande pour financer cette trouvaille d'une originalité exceptionnelle la somme de 25 000 dollars. Preuve que les internautes sont prêts à payer pour de la qualité, la campagne est sur le point de se planter.

 


Telex La campagne de financement de Wasteland 3 s'est terminée avec un peu plus de 3 millions de dollars, pas vraiment un plébiscite pour inXile. Certes, l'énorme succès du Kickstarter de Wasteland 2 avait abouti à une somme équivalente, mais le jeu était financé par 43 000 personnes de plus. Seuls 18 000 backers ont bien voulu soutenir Wasteland 3, dont les trois millions sont en fait payés aux deux tiers par les investisseurs de Fig.

Le doubleur veut triple

Aux États-Unis, les doubleurs de jeux vidéo sont en grève (et s’ils se sont arrêtés d’ici à ce que vous lisiez ces lignes, c’est qu’ils ont obtenu gain de cause et on les en félicite, mais cela paraît peu probable). Le conflit était larvé depuis près de deux ans : un syndicat d’acteurs, la SAG-AFTRA, dont les accords avec un certain nombre de grands éditeurs (parmi lesquels EA, Activision, Disney et Take Two) étaient arrivés à échéance en 2014, réclamait un intéressement de ses comédiens au bénéfice, par incrément, tous les deux millions de vente. Les acteurs sont payés une fois et, que le titre se vende à 12 exemplaires ou à 120 millions, ils touchent la même chose. Ils organisent donc des petits piquets de grève devant les studios. Tant que la SAG n’aura pas d’accord avec les éditeurs, très réticents sur l’intéressement, aucun de ses membres, doubleur ou acteur de motion capture, ne travaillera. Pour l’heure, le syndicat n’est pas parvenu à s’attirer la sympathie du reste de la chaîne de production : les développeurs, qui n’ont pas de syndicat, n’ont pas non plus d’intéressement sur les ventes.

On a eu chaud au fest

On a eu chaud au fest C’est avec une larmichette au bord des yeux et une petite boule dans la gorge que nous vous relayons cette information donnée par l’association 3 Hit Combo, organisatrice du Stunfest chaque année à Rennes (peut-être le meilleur salon de jeux vidéo en France, Maria Kalash vous parlait de sa formidable expérience dans le Canard PC n°340) : il n’y aura pas de Stunfest en 2017. Victime de son succès, le salon a grandi un peu trop vite pour ses organisateurs. Il est passé d’un gros weekend avec plein de copains à un événement qui déplace plus de 12.000 personnes. Séchez toutefois vos larmes, 3 hit Combo ayant annoncé qu’il ne s’agissait là que d’une pause pour que le salon revienne plus beau et plus fort en 2018. Le seul souci c’est que maintenant à la rédaction, on cherche un autre salon qui nous permettrait de dévorer notre poids en galettes-saucisses sur l’année 2017. Le seul qu’on ait trouvé pour le moment étant le salon de la famille de Guy Moquette, que nous couvrirons avec tout le professionnalisme que vous nous connaissez.

Gaby le magnifique

Gaby le magnifique Valve va bientôt obliger les éditeurs et développeurs de jeu vidéo à n'utiliser que de véritables photos d'écran, sans retouche Photoshop, sur les pages de la boutique Steam. C'est une petite révolution. À l'annonce de cette décision, les téléscripteurs de la rédaction ont crépité comme des fous. Nous recevons d'ailleurs ce communiqué de Jean-Pierre Lentube, président d’Éditeurs de Jeu Vidéo Sans Frontière. « Nous prenons acte de la décision scandaleuse de Valve. Celle-ci nous rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire. Une fois de plus, le triste sire Gabe Newell foule au pied notre liberté d'escroquer sereinement les joueurs. Ce despote stalinien pense-t-il aux conséquences de ses actes ? Que vont devenir les No Man's Sky du futur si nous n'avons plus le droit sacré de trafiquer les screenshots ? Et surtout, quelle est la prochaine étape ? Nous interdire les promesses mensongères ? Nous obliger à faire des bandes-annonces E3 honnêtes ? Ou pire, exiger que nous respections le consommateur !? Soyons sérieux ! Le jeu vidéo est une industrie trop belle pour que nous la laissions à la merci d'un technocrate bourgeois qui n'a toujours pas sorti Half-Life 3. »

 


Après des mois d'un étrange silence, les créateurs de No Man's Sky – enfermés dans un bunker depuis la sortie du jeu et les vociférations des joueurs mécontents – ont enfin tweeté quelque chose : « No Man's Sky était une erreur. » Un tweet qui serait apparemment dû à un piratage du compte de Hello Games. Ou à un accès de lucidité, on ne sait pas.

La Fireproof par neuf

La prochaine fois que quelqu’un tentera de vous expliquer que le modèle free-to-play sur supports mobiles est le seul viable (à supposer que vous ayez régulièrement ce genre de conversation, mais ne vous en faites pas, on ne vous jugera pas), vous pourrez, une fois que vous aurez terminé la lecture de cette news alambiquée, lui répondre, avec un grand coup de poing sur la table, un grand et sonore « NON ! ». Vous ne connaissez peut-être pas Fireproof, mais si vous lisez régulièrement ce magazine, vous connaissez peut-être The Room, série de jeux mobiles de puzzles, qui, sans réinventer la roue, fait un boulot sacrément élégant. Eh bien, tranquillement, sans monétisation dégueu', Fireproof vient de dépasser les 11,6 millions de ventes, sur mobiles (et PC un peu aussi), en quatre ans, trois jeux et zéro campagne de pub télévisée. Alors certes, on est loin des 75 millions de téléchargement d’un Pokemon Go. Mais cela reste un joli succès pour une équipe qui a compté au maximum 11 personnes.

Arma 3 ? Non merci, j'ai déjà ramé

Arma 3 ? Non merci, j'ai déjà ramé Comme ça, sans prévenir, Bohemia Interactive a lancé un nouveau shoot militaire. Enfin pas tout à fait, il s'agit plutôt d'une version alpha d'un projet annexe. Disponible gratuitement sur Steam, Project Argo est estampillé « Bohemia Incubator », un label destiné à produire des jeux expérimentaux en utilisant les technologies du studio tchèque. Il s'agit d'un dérivé d'Arma 3 orienté multijoueur compétitif qui propose des petits matchs en 5 contre 5 sur des cartes de taille réduite (par rapport aux terrains monstrueux d'Arma 3). L'idée n'est pas mauvaise. Bohemia semble vouloir séduire les joueurs pour qui les parties classiques d'Arma 3 sont trop complexes à organiser. Mais Battlefield 1 ou Counter-Strike GO n'ont pas de soucis à se faire, car les performances du moteur 3D restent lamentables. Sur un PC à 4,4 GHz et une GeForce 1080, le jeu tombe régulièrement sous les 40 images/seconde en cours de match, même en réduisant le niveau des détails graphiques. Je n'ose imaginer ce que ça donne sur un PC modeste. À moins d'être un fanatique absolu du style Arma 3, vous pouvez donc passer votre chemin.

Mamie Nova

Mamie Nova Novalogic, ça ne doit pas dire grand-chose aux adolescents comme Izual qui pensent que le 320 x 200 est un format de papier d'imprimerie. En revanche, pour les quadragénaires qui entament la dernière ligne droite de leur existence, l'évocation de ce studio américain ramène à une époque bénie. En 1992, il a été le premier à utiliser un moteur graphique Voxel sur le mythique simulateur d'hélicoptère Comanche. En 1998, il a révolutionné le shoot militaire avec Delta Force, offrant les premiers combats en véhicule et des distances d'affichage à l'époque vertigineuses. Operation Flashpoint et Arma 3 lui doivent beaucoup. Y a-t-il vraiment un intérêt à ressortir du tombeau ces glorieuses licences ? Oui, pense THQ Nordic. Cet éditeur autrichien, qui a eu l'idée farfelue de racheter la marque THQ il y a quelques mois, s'est porté acquéreur de l'héritage Novalogic. Nous ne savons pas vraiment ce qu'ils vont en faire. Eux non plus, probablement, mais ils ont dû avoir une super ristourne.

 


On attendait la bonne nouvelle sans plus trop y croire mais ça y est, enfin, les excellents Zero Escape (Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors et Virtue’s Last Reward) arrivent sur Steam. C’est prévu pour le premier trimestre 2017 et on ne tient plus Kalash.

Le tabou, c’est tabac

Depuis ses débuts, on a appris que le jeu vidéo donnait l’épilepsie, la myopie, la violence, le mal de dos, la dépression, la pauvreté (pour ceux qui jouent au MMO), la tendinite des poignets et les écrouelles. Sans oublier, voici quelques années, la terrible addiction aux jeux vidéo. Depuis, on pensait avoir fait le tour des fléaux causés par ce loisir du Démon. Heureusement, une équipe du centre d’études tabacologiques et alcologiques (CTAS) de Nottingham (Royaume-Uni) veille, et a interrogé un bon millier de jeunes gens, âgés de 11 à 17 ans, sur leur consommation de jeu vidéo, de tabac et d’alcool. Première constatation de l’étude : personne ne respecte le classement PEGI. Deuxième, les jeunes gens qui jouent à des jeux vidéo représentant l’usage de tabac ou d’alcool sont beaucoup plus susceptibles que les autres d’avoir déjà essayé tabac ou alcool (sans que le rapport de cause à effet soit établi). Le CTAS, impérial, recommande donc d’ajouter la présence de tabac et d’alcool dans la signalétique PEGI.

Évolution achevée

Évolution achevée Eem>Evolve est désormais mort deux fois. Une première fois à sa sortie, abattu en plein vol par son manque de joueurs, son sérieux, son manque de variété. Tel un phénix, le jeu de Turtle Rock s'était envolé une seconde fois l'été dernier, en passant free-to-play sur PC... et fin octobre, un coup de fusil dans la nuque vient de l'achever une seconde fois. Devant cet évident manque de succès, 2K Games a simplement décidé d'en avoir marre et de tout remballer : le jeu restera en ligne (mais combien de temps ? il perdait déjà tous ses joueurs avant, alors maintenant...) mais 2K ne prévoit plus aucune mise à jour et Turtle Rock n'a plus le droit de bosser dessus. Ayons maintenant une petite pensée pour l'équipe de Battleborn chez Gearbox, qui doit commencer à suer à grosses gouttes.

Sa place est dans la nuit au musée

Sa place est dans la nuit au musée Un jour, on pourra peut-être faire un film avec la saga du film Uncharted, pour lequel Sony cherche un réalisateur depuis 2008. Il y a eu David O. Russell (Les Rois du désert, Happiness Therapy) en 2010, avec Mark Wahlberg en Nathan Drake, puis Neil Burger (Limitless, Divergent) en 2012, plus récemment Seth Gordon (Comment tuer son boss ?, Arnaque à la carte) en 2014, et maintenant c'est au tour de Shawn Levy (La nuit au musée, Stranger Things). Tous possèdent un ton et un style différents, comme si Sony avait du mal à choisir quelle direction prendre pour adapter sa grosse franchise. La dernière mouture du scénario (qui a connu un nombre encore plus grand de scénaristes) est signée Joe Carnahan (Narc, The Grey, le prochain Bad Boys), mais allez savoir : tout peut encore changer deux ou cinq fois à Hollywood.

 


Après une quinzaine d’années à devoir porter un nom qui ne lui convenait plus, SNK Playmore retrouve son nom de jeune fille et s’appelle dorénavant SNK tout court depuis le 1er décembre. C’est peut-être un détail pour vous, mais Pipo pleure de joie depuis maintenant une semaine.

Crack-G

« N'utilise pas le Wi-Fi gratuit dans les lieux publics, reste plutôt en 4G, c'est beaucoup plus sûr ! » Combien de fois Kévin, votre cousin pénible mais ingénieur en sécurité réseau, vous a-t-il répété ce conseil ? Eh bien, sachez que, la prochaine fois qu'il fera le gros lourd, vous pourrez le faire taire en lui parlant de Wanqiao Zhang, une chercheuse chinoise sachant chasser sans son chien, euh, pardon, une chercheuse chinoise qui vient de trouver une faille reproductible dans le protocole 4G/LTE. La faille, que dis-je, la fissure, permet à n'importe quel malotru de récupérer tout votre trafic internet mais aussi vos SMS et vos appels. Le principe est tout simple : il « suffit » de créer une fausse antenne 4G à laquelle les mobiles vont tenter de se connecter. L'antenne annonce alors aux appareils que le réseau est saturé et les invite à se rabattre sur le vieux protocole 2G, craqué depuis des années. Il ne reste plus qu'à sniffer toutes les données qui passent. Au point où l'on en est, je vous recommanderais bien l'usage de pigeons voyageurs mais la saison de la chasse vient de commencer, alors…

 


Si vous achetez ce numéro pile à sa sortie en kiosque, ou si le facteur vous livre à temps, alors rien n'est perdu : vous pouvez encore assister à la première édition européenne du festival Indiecade, les 18 et 19 novembre au Conservatoire des arts et métiers à Paris. Au programme : plein de jeux indés et de conférences avec des invités de partout dans le monde (Michel Ancel, Zoe Quinn, Rami Ismail...).

Laisse les gondoles à Paris

On nous avait promis deux choses pour le XXIe siècle. Premièrement, la fin de l'Histoire et la création d'une utopie libérale-démocrate globale. Deuxièmement, et surtout, des voitures volantes. S'il reste un peu de boulot en ce qui concerne la paix dans le monde, les bagnoles ailées ne devraient plus tarder. Cela dit, n'espérez pas assister à des embouteillages aériens comme dans Retour vers le futur. Les véhicules, dont les premiers prototypes seront déployés à Paris au printemps 2017, se contenteront de flotter à quelques centimètres au-dessus de l'eau pour limiter la friction. Conçues par Alain Thébault, un ancien matelot d'Éric Tabarly, ces machines propulsées par deux moteurs électriques feront office de taxis et, nous promet-on, ne mettront qu'un quart d'heure à traverser Paris en fonçant comme des guedins au milieu de la Seine. On attend avec impatience la première collision avec un bateau mouche, qui finira de dégoûter les touristes de venir à Paris.

 


Depuis quelques jours, Netsabes arbore une mine triste, celle du fan inconsolable : Uwe Boll prend sa retraite. Le cinéaste renommé, qui a produit tant de merveilles du septième art (Alone in the Dark, Postal, le film tiré Dungeon Siege, BloodRayne, Far Cry…), a confié « ne plus avoir les moyens de faire des films », la faute à une baisse des ventes des films sur DVD et Blu-Ray. Adieu Uwe, on t’aimait bien (plus que tes films en tout cas).

Œil pour œil, œil pourri

Vous hésitez encore à acheter un casque VR ? Vous vous dites qu'il serait bien d'en essayer un lors d'un salon avant de sortir la carte bancaire ? Voilà une excellente idée puisque, en plus d'économiser 800 euros, vous avez une chance de repartir avec un herpès oculaire. Rappelons pour ceux qui ne s'intéressent pas aux maladies dégoûtantes (mais de quoi parlez-vous en soirée ?) qu'il s'agit d'une forme rare mais dangereuse d'herpès puisque, faute de traitement rapide, l’œil atteint peut être perdu. Le youtubeur Drift0r a posté une discussion dans laquelle plusieurs développeurs, dont le nom a été masqué, disaient avoir été contaminés lors d'un salon par un casque VR passé de tête en tête. Certes, nous ne sommes (probablement) pas encore confrontés à une épidémie massive, mais les organisateurs d'événements VR vont devoir investir en masse dans des lingettes désinfectantes s'ils ne veulent pas faire fuir tous les hypocondriaques que compte leur public. D'ailleurs j'y pense, mon nez sent le moisi depuis que j'ai essayé le Nosulus Rift d'Ubisoft.

 


Nintendo ne fait jamais rien comme les autres : maintenant que sa nouvelle console, la Switch (qui ressemble à une Nvidia Shield renommée), est annoncée, le consolier va… ne rien en montrer jusqu’à la mi-janvier, soit deux mois avant sa sortie. Prix, détails techniques, jeux… tout ça ne sera donc connu que très tard. Audacieux ou suicidaire, à voir.

La porte ouverte à toutes les fenêtres

En 2017, Windows 10 recevra une mise à jour importante, la Creator’s Update. On y trouvera notamment des outils destinés à la réalité augmentée et une version 3D de Paint, pour pouvoir continuer à dessiner des trucs moches mais avec une dimension de plus. Tout cela, vous le savez sans doute déjà, Microsoft a beaucoup communiqué sur ces outils « créatifs », sans doute pour faire la nique à Apple. Ce que vous ignorez, par contre, c’est que cette mise à jour bénéficiera aussi à Windows Update, le monstrueux salopard qui bloque votre PC une heure par semaine pour installer des correctifs obscurs. Ce dernier sera grandement amélioré et beaucoup plus rapide puisque, je cite, « il ne téléchargera plus désormais que les mises à jour nécessaires. » On n’arrête pas le progrès.

 


Bien qu'édité par Electronic Arts, Titanfall 2 bénéficie d’une politique tarifaire plus douce qu'un slip en soie. En effet, aucun Season Pass ne sera vendu « pour ne pas diviser la communauté », tandis que les développeurs se rattraperont avec des DLC cosmétiques. Et comme on dit dans le Val-de-Marne : ah ben merde, alors.

Géopolitique d'entube

Fin octobre, sans avertissement ni explication, les joueurs birmans se sont vu refuser l'accès à leur librairie de jeux sur Origin. Ils ont gueulé sur Internet, rameuté les journalistes et fini par obtenir une réponse d'Electronic Arts. L'éditeur dit avoir simplement appliqué des sanctions économiques dictées par le gouvernement américain. Problème : ces sanctions, mises en place il y a 19 ans, venaient justement d'être levées et ne ciblaient qu'une poignée de membres de la junte militaire au pouvoir... Notre théorie est la suivante : un ingénieur réseau d'Electronic Arts a lu un article de presse en diagonale et a décidé, en tapant trois lignes sur son terminal, de bannir un pays entier d'Origin. Electronic Arts a réagi rapidement et corrigé la bourde, mais cette péripétie birmane laisse un goût amer. Elle nous fait (re)prendre conscience que les jeux vidéo que nous achetons ne nous appartiennent plus. Que se passera-t-il quand Bruno Lemaire, réélu triomphalement Empereur de France après avoir fait baisser le chômage de 392 %, entamera un tweetclash avec Gabe Newell ? Tous nos jeux Steam disparaîtront. Pouf, comme ça. Pensez-y.

Tous en string !

On ne présente plus le cosplay, ce passe-temps qui consiste à se déguiser lors des salons de jeux vidéo et autres conventions de mangas. Eh bien, sachez que la Comic-Con de Tokyo a eu l’idée curieuse d’interdire aux cosplayeurs hommes de s'habiller en femmes. Le but serait d’éviter que de gros dégueulasses malintentionnés profitent de leurs déguisements pour s'introduire dans les vestiaires des dames. Finalement, après une bonne gueulante comme seul Internet sait en pousser, la convention tokyoïte a fait machine arrière et impose désormais le port d'un badge dont la couleur indique le sexe des costumés. Bon, les gars, qui se dévoue pour s'habiller comme Cammy dans Street Fighter ?

Et Sega reconnaîtra les siens

Pour ceux qui auraient loupé cet épisode, le « Sega Megadrive & Genesis Classics » de Steam est un émulateur de luxe pour la fameuse console aux seize bits. Or, non content de revendre ses vieux jeux, Sega a profité de l'occasion pour autoriser les joueurs à partager leurs propres mods, via le Steam Workshop. Naturellement, certains ont donc profité de la situation pour balancer des jeux complets, tandis que d'autres ont enfreint des copyrights en utilisant des éléments qui n'appartiennent pas à Sega, comme Megaman. En réponse, la firme nippone a donc tiré dans le tas en hurlant de terreur, avant de réhabiliter les innocents qui se contentent d'ajouter Sonic dans Streets of Rage ou des vies infinies dans Ecco le Dauphin, avec des excuses et un petit bisou sur la joue.

Il n'y a que le physique qui compte

C'est avec une voix chevrotante que Tatsumi Kimishima a dévoilé un de ses fantasmes pour la Switch. Interviewé par Bloomerg, le Président de Nintendo a en effet expliqué que leur prochaine console pourrait s'accompagner d'un tas « d'add-on physiques », sans donner plus de précisions. On imagine qu’il s’agira de nouveaux types de contrôleurs, afin de customiser la manette modulable pour pas cher en proposant par exemple une gâchette pour les jeux de tir. Mais tout ceci n'est que pure spéculation, contrairement aux chiffres qui rendent l'ami Tatsumi encore plus humide, puisque le trailer de la console aurait été vu 23 millions de fois, avec 95 % de retours positifs. Soit l'exact opposé de la rédaction chez qui, après un rapide sondage à main levée, ils plafonnent à 5 %.

À l’aide ! À l’aide !

À la Paris Games Week, la ministre de la Culture Audrey Azoulay a visité les exposants français (précédée de quelques minutes par ses directeurs de cabinet, qui s’assuraient que les jeux concernés renvoyaient la bonne image ou n’étaient pas trop violents) mais en a aussi profité pour annoncer de nouvelles aides à la production de jeux. D’une part une aide à l’écriture, à destination surtout des nouveaux développeurs, et d’autre part une levée du plafond des aides à la production (actuellement limitée à 200 000 euros par entreprise, soit pas grand-chose pour beaucoup de jeux en développement). Bon, ça doit encore être accepté par l’Union européenne, et il n’est pas sûr que le ministère ait le temps de mettre ça en place avant les prochaines élections, mais ça ne coûte rien de faire des annonces.