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Par La Rédaction | le 3 avril 2017

Canard PC 358 : Comme un phare dans l'ennui

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Je dois confesser quelque chose. Un secret honteux dont la révélation réduira à néant ma crédibilité, déjà mince, de journaliste de jeu vidéo. Voilà : je n'ai jamais vu Tron. Aucun Tron. Ni l'original, ni la suite. Pourquoi ? Eh bien, en partie par hasard. L'occasion ne s'est pas présentée, c'est tout. Mais sans doute aussi par militantisme. Voyez-vous, j'ai toujours estimé qu'une télévision est un appareil onéreux, dont l'usage doit être rentabilisé. Et je vous le demande, à quoi bon disposer d'un écran capable d'afficher des millions de couleurs si c'est pour regarder un film uniquement composé d'aplats et de lignes bleuâtres ? D'ailleurs, en consommateur éclairé cherchant à profiter au mieux de ses investissements, je ne regarde plus que des documentaires animaliers sur les nudibranches et les loriquets. Pas con le mec.

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Il y a six jours, la tête d'un monsieur est apparue dans mon Skype – ce qui m'a fait très peur car je n'ai pas l'habitude et que j'avais à peine eu le temps d'enfiler un pantalon – et m'a posé des questions sur les liens entre histoire et jeu vidéo. Par exemple : « Est-ce que le jeu vidéo peut être un outil pour l'apprentissage de l'histoire ? » Comme je suis journaliste spécialisé et bien élevé, j'ai répondu que oui oui bien sûr, par exemple CivilizationEDU, la version de Civilization V destinée aux écoles américaines. « Cela permet aux enfants d'avoir une approche expérimentale de l'histoire, de tester les conséquences de décisions politiques ou économiques », je lui ai dit, car je peux avoir l'air très sérieux, surtout quand j'ai réussi à enfiler mon froc à l'endroit.

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Bot de somme

Il y a beaucoup de choses que je ne pardonnerai jamais à Disney. Tout d'abord Bambi et cette scène horrible, qui a traumatisé des générations d'enfants. Je veux bien sûr parler du moment où l'on apprend que le lapin s'appelle Pan-Pan. Non mais sérieux, qui peut être assez con pour appeler un lapin Pan-Pan ? Ensuite, d'avoir enjoint les créateurs du remake d'Indiana Jones and the Fate of Atlantis à abandonner leur magnifique projet. Enfin, de ne jamais avoir sorti de suite digne de ce nom aux X-Wing et aux Jedi Knight. Même si, depuis que j'ai découvert Clone Drone in the Danger Zone, j'ai quelque peu assouvi mes fantasmes de mutilation à l'épée laser.

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Mayhem pondéré

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse, et le repolissez », disait Boileau. « Si possible à raison d'un polissage par an, et un peu avant Noël, c'est ce que recommande le département marketing », ajoutent Activision, EA et Ubisoft. C'est comme ça : l'industrie du jeu vidéo fonctionne de façon itérative. De bêta en patch, d'extension en DLC, de jeu en suite, les développeurs, comme autant d'adorables petits castors débiles et monomaniaques attelés à barrer une rivière, améliorent les versions précédentes, leur ajoutent des fonctionnalités, les perfectionnent... Sauf ceux de Volition. Eux travaillent à l'envers. À la truelle, ils ont préféré le marteau-piqueur.

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