Si d’aventure vous croisez un utilisateur de smartphone en train de tripoter une boule reliée à ce dernier, ne pensez pas immédiatement à un nouveau cyberstimulateur flattant une quelconque surface érogène à l’autre bout de la connexion, genre un coude. Rigolez pas, c’est sérieux. De nombreux coudophiles se cachent parmi nous et il suffit d’assister aux fins de banquets pour en trouver à la pelle, essayant de s’auto-pourlécher l’articulation olécranienne sous couvert de « voir si c’est possible ». Ah vous voyez ! Hein ! HEIN ! D’ailleurs, là, normalement, il y a de fortes chances pour que vous soyez en train de tenter – vainement – l’expérience, pour la 204e fois de votre vie. Mais revenons à HandEnergy, puisque la boule en question pourrait bien être ce périphérique quasi financé sur Kickstarter (voire financé lorsque vous lirez ces lignes). Cette batterie d’appoint pour petits appareils nomades est équipée d’un rotor magnétique qui, activé mécaniquement par la rotation du poignet, permet de recharger la bestiole à une vitesse moyenne de 5 000 tours/min pour 0,8 A / 5 V produits. Une recharge complète de HandEnergy nécessite 40 à 60 minutes de relatif effort physique, une durée prolongée de 30 % en cas de charge directe de l’appareil concerné. C’est jouable, beaucoup de personnes pratiquent à peu près le même exercice pendant une durée au moins équivalente, il existe d'ailleurs de nombreux sites spécialisés.