Comme vous le savez, sinon hop, dans trois mots je vous l’apprends, cette chronique est truffée d’opinions personnelles. À partir de déclarations, de faits ou de chiffres que je prends soin de vous exposer, j’essaye régulièrement de dégager du paysage socio-économique du jeu vidéo des tendances et des prévisions, sans particulière prudence. Comme je suppose que vous n’aimez pas boire de l’eau tiède, je ne fais pas profession d’en distribuer. Alors quelquefois, je me plante. Pour compléter votre information, j’ai donc décidé de passer en revue mes principaux ratages de 2016.
J’ai vu arriver avec beaucoup de scepticisme les nouvelles versions « améliorées » des consoles de salon, la Xbox One S et la PlayStation Pro. La promesse implicite des constructeurs (« c’est une nouvelle version mais vous n’aurez pas besoin de changer de consoles, les jeux resteront compatibles ») me semble toujours mensongère en pratique, à terme. Mais il faudra attendre deux ou trois ans pour le savoir. En revanche, deux choses sont d’ores et déjà claires : j’avais sous-estimé l’intérêt pour la Xbox One S (dans le numéro 341) que je croyais dans l’ombre de la future Scorpio, alors qu’elle a effectivement soutenu sinon relancé les ventes de Microsoft ; parallèlement, j’ai surestimé l’impact de la PlayStation Pro (chronique du numéro 343), dont je jugeais l’annonce et le lancement très bien menés. Sony a certes annoncé avoir passé la barre des 50 millions de PlayStation 4 vendues, mais il semblerait que la Xbox One ait un peu rattrapé son retard (bien que Microsoft ne donne plus de chiffres, on estime le parc installé à environ 30 millions).