Chez Grosoft, on admet une baisse de 3 % par rapport à l’année précédente sur ce trimestre (qui s’ajoute à une baisse de 5 % pour le trimestre précédent). La firme de Seattle met ce mauvais résultat principalement sur le compte du hardware : la hausse de 18 % des « services et logiciels Xbox », dont elle révèle qu’ils ont atteint un milliard de dollars, ne parvient pas à compenser les effets de la baisse des ventes et des prix des consoles, dont elle annonce que… ah non, désolé, voyez-vous depuis l’automne 2015, Microsoft ne donne plus de chiffres officiels de ventes. La bête à Bilou (oui, je sais, Bill Gates est parti, il faut que je trouve un surnom à Satya Nadella) se contente désormais de mentionner le nombre d’utilisateurs actifs du Xbox Live. 55 millions donc, en hausse de 15 %, paraît-il. Ce qui nous fait une belle jambe puisque ce chiffre inclut les connexions venant de Windows 10 et des plateformes mobiles. Du coup, vous voyez la stratégie ? Les résultats de la Xbox One sont décevants, alors d’abord, on supprime les chiffres, comme ça c’est flou ; ensuite on explique : « Ah oui mais non, ces chiffres-là étaient idiots de toute façon, ce qui compte c’est le software, le dématérialisé, et là, regardez comme on progresse comme des fous ! » Pendant ce temps, comme on vous l’indiquait dans les news, les analystes s’accordent à dire qu’il se vend dans le monde grosso modo deux PlayStation 4 pour une Xbox One.