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le 15 avril 2017

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Par La Rédaction | le 3 avril 2017

Canard PC 358 : Comme un phare dans l'ennui

News Hardware du CanardPC N°350

Foire aux news

En vrac

En vrac Samsung vient d’acquérir le spécialiste de l’audio Harman International, lui-même à la tête de diverses marques comme Harman Kardon, JBL, Bang & Olufsen, Lexicon, etc. Une opération à 8 milliards de dollars quand même. / Nvidia peut se féliciter de son dernier trimestre, avec un chiffre d’affaires de deux milliards de dollars et un résultat net de 542 millions de dollars. Merci aux GeForce GTX 1060, 1070 et 1080. / Disney va utiliser 300 drones Intel afin de produire un spectacle lumineux, chaque soir au-dessus d’un lac, en Floride. Les mini-drones seront contrôlés à l’aide de la technologie Shooting Star, dont une récente démonstration a fait voler 500 appareils simultanément. / En 2011, Steve Ballmer, ex-PDG de Microsoft, traitait Linux de « cancer qui se greffe aux propriétés intellectuelles de tout ce qu’il touche ». Les temps ont changé puisque la firme a rejoint la fondation Linux en qualité de membre Platinum, une adhésion qui coûte un petit billet de 500 000 dollars par an. / Illusio est un projet de miroir 3D virtuel qui se place à hauteur de la poitrine, afin de générer le résultat attendu d’une opération d’augmentation mammaire. Seulement 3 000 dollars ont été récoltés à 24 jours de la fin de la campagne Kickstarter, les seins du capitalisme ne sont pas avec les concepteurs.

Energie

Un projet qui ne lampe pas d’air

Streetlight est un projet de lampadaires LED alimentés par énergie solaire, mais aussi et surtout par des dalles cinétiques installées sur les trottoirs. Chacune d'elles est équipée de trois générateurs produisant quatre à huit watts par pas, selon le poids du bonhomme qui leur écrase la face. Le système, développé par EnGoPlanete, est actuellement en test à Las Vegas où il illumine la Boulder Plaza, alimente les point d’accès Wi-Fi, les stations de recharge USB et les caméras de surveillance (la qualité de l’air est également analysée). Les manifestants anti-Trump pourront ainsi y produire autant d'électricité qu'une centrale.

Puces

Qualcomm charge la mule

Qualcomm charge la mule Qualcomm a annoncé officiellement le Snapdragon 835, son prochain SoC gravé en 10 nm LPE FinFET par Samsung, jusqu’alors évoqué par la presse sous le sobriquet de Snapdragon 830. Il est comme ça Qualcomm, c’est son côté taquin, il aime créer de grosses surprises en étant là où personne ne l’attend. Autant vous le dire tout de suite, le fabricant n’a pas été généreux en détails puisqu’il n’a communiqué ni sur l’architecture, ni sur le CPU, ni sur le GPU. Bon bah merci pour la super annonce les gars, c’était chouette. On essaiera de se consoler en parlant des avantages de la gravure 10 nm qui, comparée au Snapdragon 820, laisse espérer 30 % de surface et 40 % de consommation en moins, ainsi que 27 % de fréquence en plus. Les premiers smartphones équipés arriveront pour l’été 2017. Ah, au passage, apprenez qu’une nouvelle technologie de recharge accompagnera la sortie du SoC, le Quick Charge 4.0, compatible USB-PD. Avec un rendement amélioré de 30 %, une température abaissée de 5 °C et un temps de rechargement 20 % plus rapide, cinq minutes de recharge produiraient cinq heures d’autonomie et la charge passerait de 0 à 50 % en quinze minutes.

Réalité virtuelle

L’EEG n’est pas encore mur

XXII Group a présenté un système qui combine un casque de réalité virtuelle et un EEG afin de contrôler les actions grâce aux ondes cérébrales. Dès lors, plus besoin de manettes, il suffit de penser pour interagir avec l’environnement. La démonstration effectuée durant le Geek’s Live 2016 consistait à construire un mur de pierre à la force des neurones, provoquant d’ailleurs l’inquiétude de la communauté portugaise quant aux conséquences des travaux menés. Quoi qu’il en soit, gardons à l’esprit que les interfaces EEG ont encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir correctement remplacer les périphériques Manuel.

Smartphone

Y’a embrouille au Modem

Y’a embrouille au Modem Attention les Canards, la tension est à son comble : des chercheurs des sociétés Twin Prime et Cellular Insights affirment qu’Apple bride volontairement les performances du modem 4G Qualcomm X12 installé dans les iPhone 7 et Plus, afin de ne pas trop embarrasser Intel, dont le modem – qui équipe également les iPhone 7 – serait en effet totalement à la ramasse sur la question des débits. Une accusation reprise par Bloomberg et confirmée par des sources de ReCode, comme quoi ça ne rigole pas cette histoire. Nous serions donc en présence d’un scandale total, d’une autre importance que l’élection d’un quelconque président capillairement déficient. Les mesures effectuées par Twin Prime montrent ainsi un Samsung Galaxy S7 « Qualcomm » Verizon dont le débit oscille entre 4 et 5 Mbit/s, tandis qu’un iPhone 7 « Qualcomm » Verizon ne dépasse pas les 3 Mbit/s. L’iPhone 7 « Intel » AT&T plafonne quant à lui à 2 Mbit/s environ, loin derrière le Qualcomm X12. Apple, qui ne manque jamais de répartie, explique en réponse que « tous les iPhone 7 et iPhone 7 Plus satisfont à ses standards de performance ». Ah ben d’accord, tout va bien alors.

Apple

Ça coûte l’Apple des fesses

Voici une info qui va faire plaisir à tout le monde. Aux adeptes de la Pomme tout d’abord, qui peuvent désormais se procurer un livre de design officiel à considérer comme un hommage à Steve Jobs. L’ouvrage parcourt vingt années de produits Apple afin de « comprendre pourquoi et comment ils existent, tout en s’imposant comme un document précieux pour les étudiants de toutes les disciplines du design ». Quelque 450 photos et deux versions sont proposées, une petite et une grande, respectivement vendues – attention, c’est ici que ça devient totalement génial… – 200 et 300 euros environ. Bah, c’est de l’art et du design on vous dit, normal qu’il faille cracher au bassinet. « L’idée de faire quelque chose d’authentiquement bon pour l’humanité était la seule motivation de Steve Jobs à ses débuts et c’est resté un idéal et un but pour Apple », peut-on également lire en préface, au risque de faire monter la larmichette chez les uns et provoquer une crise d’épilepsie chez les autres. D’ailleurs, passons à la bonne nouvelle pour les détracteurs d’Apple, qui, sans forcer, ont désormais matière à faire des vannes pour les trois prochaines générations.

Internet des objets

Un hack lumineux

Un hack lumineux Il fallait s’y attendre, le New York Times a publié une étude de deux chercheurs exposant la façon dont ils ont introduit un ver dans un réseau informatique via les ampoules connectées Hue de Philips. Le hack s’est effectué avec l’installation d’une fausse mise à jour et il a suffi d’une ampoule infectée pour accéder aux données du réseau, contrôler et désactiver les autres ampoules. Philips a depuis distribué un patch pour combler la faille mais, selon les chercheurs, cette dernière serait toujours exploitable.

Batterie

Une batterie qui panse

Des chercheurs de l’université de Cambridge et de l’institut technologique de Pékin ont développé un nouveau design de batterie lithium-sulfur (lithium-soufre), inspiré des cellules intestinales humaines. J’ai bien dit inspiré, il ne s’agit pas d’éventrer le voisin pour tester le concept par vous-même. Ou alors trouvez une autre raison valable pour le faire parce que non, définitivement non, citer un article de Canard PC comme ligne de défense ne suffira pas à convaincre les jurés. Alors évidemment, dans le détail c’est technique, mais retenez que la trouvaille concerne un matériau ultra-léger dont la nanostructure s’inspire de la villosité présente dans l’intestin grêle ; comprendre : les replis creux qui en tapissent la muqueuse. La technologie en reprend le concept en apposant de minces fils d’oxyde de zinc à la surface de l’une des électrodes de la batterie, avec pour avantage final une densité énergétique cinq fois supérieure à celle d’une lithium-ion. La conclusion, vous la connaissez : la technologie est en au stade de la recherche, elle sortira peut-être un jour, bla bla bla… Parmi les 300 millions de news que j’ai dû écrire au sujet de nouvelles technologies de batterie, j’avoue que celle-ci m’a fait triper.

Intelligence artificielle

Plus fort que les Power Rangers

Plus fort que les Power Rangers IBM et Nvidia se sont associés pour développer PowerAI, un outil dédié aux réseaux neuronaux qui exploite les processeurs Power8 de l’un et les puces graphiques Tesla P100 de l’autre. Le tout communique à l'aide du protocole NVLINK pour optimiser les échanges entre CPU et GPU et recourt à CUDA pour accélérer les opérations. Ainsi, IBM annonce que les performances ont été multipliées par deux en comparaison avec une plateforme similaire, notamment sur CAFFE. Non, pas celui que vous buvez du matin au soir, le framework.

Stockage

Durs moments pour tonton disque

Surprise, le client de Spotify y allait franco lorsqu’il s’agissait d’écrire des données en local. Jusqu’à la version 1.0.42 sortie pour remédier au problème, un bug traînant dans le code depuis cinq mois engendrait l’écriture de « 5 à 10 Go de données par heure » selon Ars Technica, et jusqu’à « plus d’un To en 15 jours » selon un utilisateur. Les disques durs et SSD modernes ont certes de la marge en termes de durée de vie, mais à cette cadence, ce type d'erreur n’était pas anodin. Une anecdote qui nous permet de rebondir tel un smartphone sur le carrelage avec les dernières statistiques de Blackblaze, un service de cloud qui publie régulièrement les taux de panne de ses disques. Gardez en tête que les résultats issus d’un centre de données ne valent pas forcément pour votre chambre, mais ils donnent une tendance. Sur les 67 742 disques en fonctionnement, les Western Digital Red 2 To, 3 To et 6 To présentent le plus fort taux de panne annuel (respectivement 8,2 %, 6,1 % et 5,8 %), tandis que le meilleur élève est le HGST MegaScale DC 4000.B de 4 To avec un taux de 0,4 %. D’ailleurs, les HGST s’en sortent plutôt bien d’une manière générale. À noter enfin que le Seagate Desktop HDD de 8 To décroche le meilleur taux de la marque, avec 1,6 %. Non, la photo n’a aucun rapport, c’est juste pour le plaisir de partager un moment de convivialité.

Supercalculateur

Le point super

Le point super Top500.org a publié le classement des supercalculateurs les plus puissants de la planète, en date du mois de novembre 2016. Les Chinois occupent les deux premières places avec le Sunway TaihuLight (93,01 Pflops, 10 649 600 cœurs) et le Tianhe-2 (33,86 Pflops, 3 120 000 cœurs), suivis du Titan - Cray XK7 états-unien (17,59 Pflops, 560 640 cœurs). La France arrive en 16e position avec le Pangea exploité par la société Total (5,28 Pflops, 220 800 cœurs), dont on comprend les affinités avec tout ce qui touche au super. Bref, si la puissance brute est une chose, le rendement énergétique en est une autre. Et sur ce point, le DGX SATURNV monté par Nvidia (3,3 Pflops, 60 512 cœurs), 28e au classement général, décroche largement la palme avec un rendement de 9,46 Gflops/W, contre 7,45 Gflops/W pour le second en la matière, le Cray XC50. Pour info, le DGX SATURNV est équipé de puces Tesla P100 qui, manifestement, dépassent la concurrence. La main de mon banquier à couper qu’ils ont aussi installé un firmware Tesla (cf. télex).

Sécurité

Linux sur la touche

Vous êtes fasciné par Mr. Robot, admiratif de sa maîtrise du code comme arme de destruction massive du système ? Apprenez que vous aussi pouvez hacker du Linux Debian, Fedora ou SUSE (non-mis à jour), en une minute et sans connaître la moindre ligne de commande. Au moment d’identifier l’utilisateur, il suffit de presser la touche Entrée pendant 70 secondes pour accéder à une interface système avec les privilèges root. Sans rire. Merci à l’utilitaire Cryptsetup pour ce moment de gloire.

Sécurité

La vie privée data face

La vie privée data face Dans un monde qui a pris pour habitude de se goinfrer de données privées, point de surprise dans ce qui va suivre, de nouveaux exemples parmi tant d’autres. Commençons par Android, plus spécifiquement le firmware fourni par la société chinoise Adups, exploité par environ 400 appareils électroniques et touchant 700 millions d’utilisateurs : smartphones, voitures, télévisions, etc. Pas de bol, la société Kryptowire y a trouvé une jolie backdoor alors qu’elle étudiait un smartphone de marque BLU (Huawei ou ZTE utilisent le même firmware). Toutes les 72 heures, le spyware transmet de multiples données vers des serveurs basés à Shanghaï, avec de plus la possibilité d’installer des apps à distance. Adups ne voit pas le problème, puisque cela sert uniquement à « des fins commerciales » et d’amélioration de ses services cloud. Magnifique. Du côté d’Apple, les données restent en famille puisque cette fois, c’est le journal des appels (standard, Facetime, WhatsApp, Skype, etc., sur une durée de quatre mois) qui est envoyé sur iCloud sans demander l’autorisation. Découvert par Elcomsoft, seule la désactivation du iCloud Drive permet de stopper le processus. Apple n’y voit aussi qu’un service de synchronisation bien pratique et recommande d’utiliser des mots de passe forts. Circulez, y’a rien à voir.

 


Voiture électrique

La mise à jour express

Comme quoi, un bon firmware peut faire des miracles : la dernière mise à jour de la Tesla S P100D (134 000 dollars) permet à l’engin de passer de 0 à 60 mp/h en 2,4 secondes, environ 2,6 secondes pour le 0 à 100 km/h par chez nous. Mieux que nombre de voitures de sport à moteur atmosphérique, comme ce poumon asthmatique de Bugatti Veyron à 2 250 000 dollars, qui demande 2,5 secondes pour passer de 0 à 60 mp/h. Cela étant dit, nous sommes d’accord, ces performances n’ont pas plus d’intérêt que celles des candidats à un concours d’ingurgitation de saucisses.

Intelligence artificielle

Dessine-moi une IA

Dessine-moi une IA Google a lancé le jeu Quick Draw! (cpc.cx/hGO) pour entraîner massivement et à peu de frais son réseau neuronal à la reconnaissance de gribouillis plus ou moins infâmes. Sous couvert d’une activité vaguement rigolote pour peu que l’on ait dépassé le stade de l’école maternelle, l’IA demande à l’utilisateur de dessiner six mots (anglais) qui lui auront été préalablement communiqués en vingt secondes chacun. De fait, pas le temps de peaufiner, Google veut que le cobaye aille à l’essentiel, au fondamental, à l’essence même de sa projection mentale conceptuelle à induction régénérative bidulatoire. Adepte du journalisme total, et malgré ma réticence à aider Google à développer une IA qui attend sagement son heure pour nous exterminer, je me suis donc sacrifié pour relater mon expérience. L’IA a reconnu trois des six mots dessinés, dont une magnifique guitare que je vous livre en photo. Je sais, elle est bizarre ma guitare, mais c’est de l’art, vous ne pouvez pas comprendre. Quoi qu’il en soit, cette œuvre majeure, parfaitement reconnue par les neurones virtuels, est la preuve que cette IA a l’esprit totalement tordu.

Réalité mixée

Ce qui arrive ensuite est Linqroyable

Les gens de Stereo Labs travaillent sur un prototype de casque de réalité augmentée baptisé Linq. Oui, de réalité augmentée, où des objets virtuels interactifs sont intégrés dans le monde réel, un peu à la façon de l’HoloLens de Microsoft. Précisons que Linq présente un avantage important, celui de l’autonomie : nul besoin de capteurs externes pour que le casque se repère dans l’espace puisque la caméra ZED 3D embarquée fait le travail en numérisant l’environnement à l’aide de deux caméras RGB, tout en mesurant la profondeur de champ sur une vingtaine de mètres. Par ailleurs, la détection de mouvement couvre six degrés de liberté, ce qui signifie que l’utilisateur peut sauter, marcher, s’accroupir ou encore esquiver des projectiles à sa guise, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Pour assurer le rendu 3D, Stereo Labs travaille sur un boîtier de poche chargé des calculs, sans plus de détails. Terminons par le plus important, le tarif. Les concepteurs tablent sur « le prix d’une console », avec – contrairement à l'HoloLens – la volonté de séduire le grand public. Un SDK sera proposé aux développeurs début 2017, avec une commercialisation prévue plus tard dans l’année.

Véhicule électrique

Le son du silence

Le son du silence Les voitures électriques ou hybrides offrent un certain nombre d’avantages, mais paradoxalement, l’un d’eux est une source d’accident : le silence. Leur discrétion les rend en effet moins détectables par les piétons et autres vélo-hippies de la route, ce qui se traduit par des milliers de Paf le chien chaque année. C’est pourquoi, dès 2019, ces véhicules produiront un son spécifique en dessous de 20 km/h, développé dans le cadre du projet européen eVader. Pensez à une sorte de « wooouuugnniiiiiiIIIIIIIII » qui couine jusqu’à 56 dB (cpc.cx/hGs).

Internet

Le filet se resserre

Puisque le ciel de la planète n’est pas encore assez bourré de détritus, les projets privés ne manquent pas pour aboutir à une couverture internet globale de la Terre, que ce soit à l’aide de satellites, de ballons, de drones ou de castors volants connectés. On connaît déjà les projets Loon de Google, Aquila de Facebook ou encore OneWeb de Virgin/Qualcomm, même si ce dernier pourrait ne pas voir le jour. Bref, c’est aujourd’hui au tour de SpaceX d’entrer dans la danse, avec l’idée de placer en orbite une constellation de satellites pour fournir un accès internet jusqu’au dernier des Mohicans polaires. Le terme de constellation n’est pas galvaudé puisqu’il s’agit d’envoyer dans les airs pas moins de 4 425 machines réparties sur 83 niveaux orbitaux de 1110 à 1324 km, non géostationnaires, chargées de relayer les flux à des récepteurs fixes avec les bandes de fréquence Ku et Ka (12 - 18 GHz / 26,5 - 40 GHz). Le débit prévu est de 1 Gbps, ce depuis n’importe quel endroit du globe. La demande d’autorisation soumise à la FCC nord-américaine prévoit un déploiement des satellites sur cinq années. Bon Elon (et consorts), t’es bien gentil, mais y’a pas que la FCC à qui demander l’autorisation. J’attends ta demande lundi matin sur mon bureau, avec une photo d’identité, un CV et une lettre de motivation qui détaillera quand et dans quelles circonstances tu es devenu fan de Canard PC et des photos de l’Actu Hard.

Réalité virtuelle

Google à Terre

Google à Terre 510 millions de km2, voici la superficie que les possesseurs de casques de réalité virtuelle peuvent désormais explorer dans une nouvelle version de Google Earth, estampillée « VR » et disponible gratuitement sur Steam. Au programme, du furetage 3D dans de multiples destinations touristiques, agrémenté de visites cinématiques. Pas encore de balade en mode Street View, donc. On regrettera également l’absence des modes « vol à l’arraché » et « arnaques rigolotes aux touristes » pour simuler correctement un voyage.

Réalité virtuelle

Ça va né-cécité une étude

Le docteur Gilles Renard, directeur administratif de la Société française d’ophtalmologie, s’exprime régulièrement sur l’impact sanitaire des nouveaux usages technologiques. À l’heure de la prolifération des casques de réalité virtuelle, il n’est pas inutile de revenir sur quelques-uns de ses propos, où il s’interroge sur les effets de la lumière bleue générée par l’écran OLED des casques. Plus précisément, celle dont la longueur d’onde s’étend de 415 à 450 nanomètres. Car voici voilà, les LED émettent cette lumière bleue en abondance – pour ne pas dire exagérément –, alors même que sa toxicité pour la rétine est établie d’un point de vue expérimental. Si l’absence d’études et preuves l’oblige à livrer un avis purement théorique, Gilles précise toutefois que les effets étant cumulatifs, les éventuelles altérations rétiniennes n’apparaîtront que dans une vingtaine d’années ; le conseil étant de ne pas dépasser 15 minutes d’utilisation continue, au titre du principe de précaution. Une consigne dont il est toutefois conscient de la faible probabilité qu’elle soit respecté. Si les problèmes posés par la lumière bleue – commune à nombre de dalles – vous interpelle, n’hésitez pas à installer f.lux, un filtre logiciel qui réduit son émission de manière drastique (cpc.cx/hEd). A priori, aucun Schtroumpf n’a été blessé durant l’écriture de ce texte, mais avec ces histoires de mécanique quantique, sait-on jamais.